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Bonjour,

Si vous cousez, vous savez ça aussi bien que moi ; les projets couture se classent en deux catégories. Il y a ceux dont on vient à bout en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Une journée ou deux devant soi et, quelque soit la diffculté du dit projet, si tout roule et l'on en fait qu'une bouchée.

Et puis il y en a d'autres qui stagnent dans la chaine de montage pour une raison obscure. On les met de côté un moment avant de les oublier totalement. Il arrive même qu'ils se fassent doubler par d'autres, ni plus longs ni plus compliqués pourtant, puis ressurgissent au gré des phases de bonnes résolutions.

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La chemise que je vous présente aujourd'hui entre clairement dans la deuxième catégorie. Patron acheté, reporté et tissu coupé en novembre 2015 avant hibernation puis ressorti en même temps que les bourgeons du printemps 2016 pour une toile, ses ajustements/modifications et la coupe dans le tissu final : ma première flanelle. Et puis, celle-ci ne s'accordant pas bien aux fleurissement des bourgeons d'avril, le projet s'en alla une nouvelle fois aux oubliettes pour ne ressortir que la semaine dernière, donc en 2017, sous l'impulsion des "organise-toi, finis tes encours et pis brosse-toi les dents aussi, non mais..."

J'ai déjà eu l'occasion d'en parler ici : le matin en hiver, j'ai beaucoup de mal à supporter autre chose sur ma peau que du jersey. Or, aussi confortable soit-il, le tshirt à manches longues c'est un peu aussi la charentaise du style. J'ai donc eu envie d'un projet qui me permette de conjuger confort hivernal et... un peu de tenue, nom de Dieu !

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Le tissu choisi pour son potentiel calorifique est une douce et discrète flanelle grise à petits carreaux achetée l'hiver (...2014, projet de longue haleine, disais-je :-) aux coupons St Pierre lors d'une escapade avec la Reine Mère.

Pour cette chemise, je voulais quelque chose d'un peu plus féminin que le patron de la chemise Archer de Granline, déjà cousue deux fois, car mon tissu était sobre à tendance austère. J'ai donc choisi le patron de la chemise Bruyère de Deer and Doe, facilement reconnaissaible à sa ceinture et sa forme liquette.

 

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L'avantage d'avoir autant tardé est d'avoir pu voir défiler des brouettes de versions cousues par d'autres et d'identifier les couacs potentiels à l'ajustement. Pour ma part, j'ai coupé et cousu une taille 42 et j'ai effectué l'habituel combo que j'applique généralement aux robes, à savoir : un ajustement petite poitrine (SBA) de 2 cms et un ajustement dos cambré, ici de 3 cms. J'ai également raccourci les jupes de 10 bons cms pour mieux assortir la chemise avec le reste de ma garde-robe.

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Je me suis amusée avec le motif mais pas trop non plus en coupant dans le biais la patte de boutonnage et l'empiècement dos. J'aurais pu marquer un peu plus la taille avec des ceintures également coupées dans le biais mais ce détail aurait attirer le regard sur une partie de ma morphologie (de poire) qui doit plutôt se faire oublier à en croire les déesses du looking...

Je pensais ne pas thermocoller le col et les poignets pour garder un côté décontracté mais j'ai eu peur alors je l'ai fait, finalement.

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Au final, je suis bien contente de l'avoir terminée mais j'avoue rester dubitative sur son potentiel de duplication, la longueur liquette ne semblant pas forcément cohérente pour mon âge... En tout cas, la matière est bien chaude, ce qui constitue une alternative parfaite au jersey pour moi qui porte trop peu de chaine et trame en hiver. Mais je me demande quand même si ça ne va pas trop boulocher avec le temps et finir en vieux pilou pilou de mémé ! A suivre...

 

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